60% des exportations russes ne concernent ni Gaz ni Pétrole

ouralmash
La Russie a réalisé 500 milliards de dollars d’exportations en 2014, ce qui fait du pays un des premiers acteurs du commerce international. Une grande partie, on le sait, vient des hydrocarbures : $ 153,8 milliards pour le pétrole, $ 54.7 milliards pour le gaz : l’ensemble représente environ 40% des exportations. Que représentent les 60% restants ?
Ils incluent à la fois des matières premières sans transformation et des produits de haute technologie. L’année dernière, la Russie a exporté pour 26 milliards de dollars d’équipements et de machines industrielles à l’étranger. Souvent il s’agit d’équipements lourds, à l’image de la compagnie OuralMach qui fournit du matériel pour les mines. Les marchés principaux pour ce type d’équipements sont l’Europe de l’est, le Moyen Orient et l’Amérique Latine. Le groupe « Silovie Machini » vend des turbines pour des usines de production électrique dans le monde entier. Dans le secteur aéronautique, c’est le Sukhoi Super 100 qui établit actuellement de bons scores, avec une trentaine de compagnies aériennes équipées. Le constructeur a d’ailleurs mis en place des partenariats avec le Brésil, le Canada et la Chine. Dans le secteur spatial, Roscosmos demeure compétitif grâce à ses lanceurs, mais aussi grâce à des équipements dont certains sont utilisés par les lanceurs américains. Il y a bien sûr, les exportations d’équipements militaires pilotés par l’agence nationale RosOboronExport. Les succès à l’exportation se basent surtout sur des grands groupes, qui ont les ressources économiques, juridiques et administratives nécessaires pour sortir du marché russe.
Le handicap majeur des entreprises russes à l’international n’est pas tant la compétitivité des produits que la capacité à mettre en place des crédits. A titre d’exemple, General Motors possède ses propres unités financières, dont l’objectif est de prêter à de potentiels clients de l’argent pour qu’ils puissent acquérir les biens de GM ! Les entreprises russes ne disposent pas encore des structures nécessaires pour mettre en place de telles stratégies, de type Coface en France. Depuis juin 2014, le Centre russe des exportations est venu combler ce manque et concentre désormais les moyens nécessaires au développement des exportations, dont la Banque spécialisée Roseximbank. Roseximbank a pour objectif premier d’aider en priorité les PME russes à se lancer à l’export, en simplifiant les procédures mais aussi en mutualisant les dépenses (par exemple pour la représentation sur les salons). Le secteur des hautes technologies est le plus favorisé par la banque : certains exportateurs ont pu accéder à des prêts à des taux jamais vus en Russie. Enfin la dévaluation du rouble rend compétitives des entreprises russes sur le marché international sur les segments de moyenne gamme notamment. Les années qui viennent seront critiques pour l’adaptation de la Russie au nouveau monde né de la fin du pétrole cher, et si les atouts ne manquent pas, le pays est clairement entré dans une passe à haut risques.
http://eximbank.rbc.ru//?utm_source=top&utm_medium=join&utm_campaign=aranc-oil

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