John E. Pepper commente le livre de Steven Lee Myers, “The New Czar: The Rise and Reign of Vladimir Putin”

Myers

John Pepper, ancient PDG de Procter & Gamble, member du Comité américain de l’Accord Est-Ouest, commente le livre de Steven Lee Myers, reporter au New York Times et spécialiste de la Russie (en photo ci-dessus), “The New Czar:  The Rise and Reign of Vladimir Putin” :  http://pepperspectives.blogspot.ru/2015/10/reflections-on-rise-and-reign-of.html

Verbatim : « Je crois vraiment que Poutine s’est donné un but écrasant – restaurer la stabilité et la grandeur de la Russie. Il avait connu les ravages non seulement de la guerre, mais aussi ceux des années 1990 lorsque l’économie de son pays se désintégra. Lors d’un de ses premiers discours au Kremlin,  dès 2000, Poutine déclarait, «tout le monde en Occident ne le comprend pas malheureusement, mais nous ne tolérerons aucune humiliation de notre fierté nationale ni aucune menace  à l’intégrité de notre pays « .

« Ces craintes se sont renforcées d’incident en incident avec l’Occident durant les 15 années qui ont suivi. Pourtant, il a commencé sa présidence en voulant faire de la Russie une partie de l’Occident. Cela se reflète dans le fait qu’il fut le premier chef d’Etat à joindre le Président Bush après les attaques terroristes du 11 Septembre. Il a parlé à l’époque « d’un acte sans précédent d’agression qui  va au-delà des frontières nationales (…) un défi à l’ensemble de l’humanité, au moins à l’humanité civilisée (…) La Russie, a dit Poutine à l’époque,  sait de première main ce qu’est le terrorisme, et nous comprenons mieux que quiconque les sentiments du peuple américain. M’adressant au peuple des États-Unis au nom de la Russie « , a poursuivi Poutine, je tiens à dire que nous sommes avec vous, nous prenons  entièrement et pleinement part à votre douleur. » Dans une conversation postérieure avec Bush, Poutine lui a dit simplement, « le bien triomphera du mal. Je veux que vous sachiez que dans cette lutte, nous resterons ensemble. »Ces paroles n’étaient pas artificielles ».

« On ne doit pas surestimer à mon avis l’impact sur Poutine des attaques terroristes multiples à Moscou, Beslan, Volgograd et d’autres villes de Russie. Le maintien de l’Autorité de l’État, y compris la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, est devenu principal objectif de Poutine et cet objectif continue à ce jour en Syrie ».

« L’importance pour Poutine d’avoir un Etat fort, d’assurer le triomphe de l’ordre sur le chaos, a été manifestée clairement dans une déclaration qu’il a faite en 2003 se référant à la démocratie: « Si par démocratie, on entend la dissolution de l’Etat, alors nous ne voulons pas d’une telle démocratie. Pourquoi la démocratie est-elle nécessaire? Pour rendre la vie des gens meilleure, pour les rendre libres. Il n’y a personne dans le monde qui voudrait une démocratie conduisant au chaos. »

« Le désir de Poutine de travailler de manière constructive avec l’Occident avait d’autres manifestations. Myers écrit dans son livre que Poutine a investi massivement dans le développement d’une relation personnelle avec le président Bush. Déjà le premier dirigeant russe ou soviétique depuis Lénine à parler une langue étrangère, il a pris des leçons en anglais une heure par jour, et a utilisé ses rudiments pour parler en privé avec Bush et briser la glace. Dans ce contexte, il est facile de comprendre comment Poutine fut frustré et déçu par l’abandon de Bush du traité de défense anti-missile ».

« Dès lors a commencé le désenchantement et sa profonde horreur dans les menées unilatérales des États-Unis et de l’Occident en général pour renverser les dirigeants nationaux ».

« Il y a eu l’expansion de l’OTAN en Europe centrale, dans les Balkans, puis les Etats baltes, au mépris des promesses faites autrefois a la Russie. Puis le conflit en Géorgie, clairement, selon Poutine,  encouragé par vu les États-Unis. Et si cela pourrait arriver en Géorgie, cela pouvait arriver en Ukraine et peut-être même à Moscou ».

« Tout cela coïncide avec ce que le président Bush a «l’agenda de la liberté», qui a applaudi les soulèvements populaires en Géorgie et en Ukraine. Sans parler de la Russie, Bush a déclaré que « l’appel de la liberté vient à chaque esprit et chaque âme. Et un jour, la promesse de la liberté atteindra chaque peuple dans tous les pays.  »

On connait la suite de cet « agenda de la Liberté » : le chaos au Moyen orient, la prise de pouvoir en Ukraine de forces hostiles à la Russie, la fracture entre la Russie et l’Occident.

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