Saint-Pétersbourg a accueilli la VI ème convention mondiale de l’ONU contre la corruption

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Événement majeur à l’échelle internationale, la 6ème session de la Conférence des Etats-parties à la Convention des Nations-Unies contre la corruption s’est tenue en ce mois de novembre à Saint-Pétersbourg (voir le site en anglais). Pendant cinq jours, représentants de gouvernements et d’ONG de 177 pays ont débattu de thèmes clés tels que le renforcement de la transparence des marchés publics, les mesures de protection des affaires, l’importance de l’open-data dans la prévention de la corruption et sa place dans le sport et l’écologie. A l’issue de conférences et tables-rondes, a été adopté un certain nombre de résolutions visant à amplifier l’application de la convention à l’échelle mondiale.

La tenue de cette nouvelle session dans la ville de Pierre le Grand est très symbolique. Grâce à la vigilance des médias hexagonaux, il n’aura pas échappé au lecteur français que la corruption est endémique en Russie. Le classement Indice de Perception de la Corruption (CPI), édité annuellement par l’ONG Transparency International (qui participe très activement à cette convention de l’ONU) et qui fait référence (mais dont la méthodologie n’est pas exempte de critiques – précisément car il s’agit de mesurer une perception), situe la Russie en 136 ème position sur 175 pays pour 2014. En revanche, la lutte des autorités contre la corruption passe inaperçue au mieux, est considérée avec ironie au pire.

En 2008, le Président Dmitri Medvedev, prenant acte de cette « grave maladie qui détruit l’économie et démoralise la société russe », engageait un plan de lutte anti-corruption à tous les échelons, avec notamment la création d’institutions dédiées du sommet de l’Etat jusqu’aux conseils municipaux et la mise en place d’une législation spécifique. La situation s’est légèrement améliorée depuis (la Russie a gagné dix places selon Transparency International en 2014) et il est fréquent de voir tomber des responsables politiques pris la main dans le sac, comme récemment, le gouverneur de la République de Komi. Ou de croiser dans la rue des affiches rappelant aux citoyens les peines encourues.

Le fait est que, en bas de l’échelle, nous avons pu constater une amélioration sensible de la part de la police de la route ces dernières années…Mais, elle-même le reconnaît, la Russie doit faire plus pour venir à bout d’un phénomène qui entrave largement le développement de sa société et de son économie, notamment sa compétitivité à l’échelle mondiale.

 

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