Trump : ne pas se réjouir trop vite

trump

 

Comme nous avons eu l’occasion de le souligner, une élection d’Hillary Clinton à la présidence US signifiera immanquablement une aggravation du conflit avec tous les pays qui manifestent leur non-alignement avec la superpuissance américaine, la poursuite de la politique de « régime change » et, entre autres, une poursuite de la confrontation avec la puissance russe.

Par ailleurs, le Trump-bashing permanent et éhonté dans nos media dominants pouvait sembler une raison suffisante pour penser que Trump est sans doute quelqu’un de très bien.

Enfin, on se souvient des échanges de compliments appuyés entre Trump et Poutine l’année dernière, Poutine jugeant Trump « talentueux » et Trump répondant : “It is always a great honor to be so nicely complimented by a man so highly respected within his own country and beyond…I have always felt that Russia and the United States should be able to work well with each other towards defeating terrorism and restoring world peace, not to mention trade and all of the other benefits derived from mutual respect.”

Mais il est peut-être trop tôt pour se réjouir. Trump parlait jusqu’ici comme candidat aux primaires républicaines. Pensait-il ainsi rehausser son statut et de se différencier de celui de ses adversaires?

Maintenant qu’il est LE candidat républicain, ses mots au sujet de la Russie sonnent déjà bien différemment. Suite à des incidents en Mer baltique impliquant des chasseurs russes, le 5 mai dernier Trump a affirmé que s’il était président, « I would warn Putin not to continue, otherwise I would have to take military action ». Il n’y a pourtant pas un expert militaire pour affirmer qu’une attaque ouverte contre l’armée russe aurait été appropriée, d’autant qu’il a été vérifié que les chasseurs russes incriminés n’étaient pas armés.

C’est donc probablement une erreur de penser que « l’idille » entre Poutine et Trump va se poursuivre. S’il y a en effet un thème dominant dans la  campagne de Trump,  c’est combien il est « tough », et déterminé à « restaurer » le leadership américain tous azimuts.

Comme le souligne le Huffington Post, Trump est passé en quelques semaines des compliments aux menaces. Il n’existe en réalité pas de réelles perspectives positives du coté du futur leadership américain et tout porte à croire que nous regretterons même Obama.

A lire en anglais dans Huffington post :

http://www.huffingtonpost.com/elena-ulansky/the-evolution-of-trumps-v_b_9964094.html

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