France et Russie dans le TOP 30 du soft power

c9ce6i3p_-uaibtyrwpmgwnddvq
L’étude The Soft Power 30 a été publiée pour la première fois l’an passé par Portland, agence de conseil en communication et affaires publiques.

Théorisé par l’Américain Joseph Nye depuis la fin des années 1980, le concept de soft power désigne la capacité d’un pays à former à long terme les comportements et les préférences des autres par le biais de sa culture, de ses idéaux et de ses valeurs.

Adoubée par le théoricien américain, qui l’a décrite comme « la photographie la plus claire du soft power à ce jour », l’étude évalue six indices : le digital (infrastructures et utilisation par la diplomatie), la culture, l’entrepreneuriat (attractivité et innovation de l’économie), l’engagement (volontarisme et influence de la diplomatie), l’enseignement et la gouvernance.

La France arrive en 5ème position d’un classement dominé pour la deuxième année consécutive par les États-Unis. Autrement dit, le soft power français se porte bien. Portland souligne que les grandes forces de notre pays résident dans un mélange original de culture et de diplomatie. Un réseau unique en son genre, combinant institutions culturelles et ambassades, lui permet de « s’engager » à l’international comme nulle autre nation. Ce qui se traduit également par le plus important flux annuel de touristes entrants à l’échelle mondiale. En revanche, la mauvaise santé de l’économie française et son manque de compétitivité font figure de points faibles que l’équipe gouvernementale peine à résoudre.

Si cette étude passe pour l’instant inaperçue en France, les médias russes n’ont pas manqué de souligner l’entrée de leur pays dans ce classement. Les médias, justement, sont le principal levier du soft power russe selon Portland, qui place le pays en 27e position. Les investissements et les efforts réalisés pour mettre en place des relais d’information efficaces à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont fini par payer. Traduits en plusieurs langues, sites et chaînes d’information, au premier rang desquels Russia Today, sont les caisses de résonance de la vision et de la culture russes. Sans compter que la médiatisation des menées russe en Syrie ont beaucoup fait pour améliorer l’image de Moscou à l’international. Toutefois, les scandales récurrents, de corruption notamment, plombe la perception du gouvernement et de l’économie russes selon l’agence Portland.

La méthodologie, les résultats complets et des analyses de l’étude sont consultables à l’adresse suivante : http://softpower30.portland-communications.com/ (en anglais).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s