Exclusif : quelques faits et chiffres sur Rex Tillerson et la Russie

rosneft-exxon

Avec la nomination du dirigeant d’Exxon, Rex Tillerson, au poste de Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, il est probable que la politique étrangère des Etats-Unis sera plus pragmatique, plus centrée sur l’intérêt national que sur le fantasme d’une domination mondiale, et même, devrait-on dire, d’une révolution mondiale ( bien des « faucons » de Washington furent en leur temps, comme les dirigeants de notre PS ou les éditorialistes  de nos media, des militants trotskystes…) .

Fruit de recherches essentiellement dans la presse d’affaires anglo-saxonne, voici un ensemble d’éléments sur les liens d’affaires noués par Rex Tillerson en tant que dirigeant d’Exxon, et les entreprises russes. Il est à parier que la diplomatie française aura fort à faire pour faire avancer les intérêts français, face à des poids lourds tels que Rex Tillerson ou Sergey Lavrov. Rex Tillerson s’est toujours posé en défenseur des intérêts d’Exxon.

Rex Tillerson est le CEO d’une des plus grandes entreprises au monde. Il fut aussi des 1998 à la tête de la filiale d’Exxon en Russie, Exxon Neftegas Ltd. Retenant les leçons de l’affaire Yukos, Rex Tillerson a basé la politique d’ Exxon en Russie non sur la prise de contrôle de sociétés russes, mais sur des investissements en amont.

En 2012, Rosneft a signé avec ExxonMobil des accords pour le développement du plateau continental russe, notamment en mers de Kara et mer Noire. En échange, les filiales de Rosneft ont pris des participations dans trois projets d’Exxon en Amérique du Nord :

Un autre accord signé en 2012, porte sur l’exploration du pétrole difficile d’accès de 23 sites de Rosneft en Sibérie Occidentale. L’exploration doit se faire dans le cadre d’une JV détenue à 51% par Rosneft et à 49% par Exxon,  avec l’utilisation des technologies d’Exxon et un investissement de 300 millions de dollars.

ExxonMobil est également opérateur du projet Sakhaline-1, avec notamment Rosneft (projet GNL), un investissment de 15 milliards de dollars, pour une exploitation prévue en 2018.

Rosneft a été placé sur la liste des sanctions américaines par l’administration Obama. Exxon a dû suspendre  sa coopération avec Rosneft et reporter des projets,  essuyant des pertes estimées à 1 milliard de dollars.

L’adoption des sanctions n’a pas empéché Rex Tillerson de continuer à entretenir des liens avec certains officiels russes, non placés sur les listes de sanctions, notamment avec le ministre de l’Energie, Alexandre Novak.

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