Un tournant et un symbole : l’armée syrienne reprend Palmyre à Daech avec le soutien de l’armée russe

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Sans surprise, alors que la Russie a décidé de retirer l’essentiel de ses forces de Syrie, l’intervention russe a produit plus de résultats en quelques mois que la coalition occidentale en deux ans.

« Au matin du 27 mars, l’armée syrienne, appuyée par l’aviation et les forces spéciales russes, a repris le contrôle de la ville syrienne de Tadmor, dans la province d’Homs. Depuis dix mois, la ville et les ruines de l’antique Palmyre, situées à proximité, étaient aux mains des combattants de l’État islamique. Une libération qui pourrait constituer un tournant dans la guerre civile syrienne, qui dure depuis six ans ».

Bilan de RBC présenté en français dans le Courrier de Russie.

http://www.lecourrierderussie.com

Bernard Monot invité de la CCIFR à Moscou

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[Bernard Monot, député du Front National]

Signe des temps, Bernard Monot est à notre connaissance la première personnalité du Front National  à être reçu par la CCIFR à Moscou pour y rencontrer la communauté francaise. Présent à Moscou du 23 au 25 mars, le député au Parlement européen et responsable du programme économique du Front National a également eu l’occasion de donner une interview à la chaîne de télévision russe Russia Today.

Sa communication à la communauté francaise de Moscou s’est concentrée sur le thème du patriotisme économique, ainsi que sur sa vision du futur de l’économie mondiale. Bernard Monot a développé un programme autour de 3 grands points ; le retour d’un état stratège capable de protéger et de développer les secteurs clefs de l’économie, la fin de l’euro comme monnaie unique et son utilisation comme monnaie commune au sein de l’Union Européenne ainsi que la renégociation des traités européens dans le but de redonner à la France sa souveraineté perdue.

Bernard Monot s’est souvent présenté comme un économiste libertarien,  inspiré par Hayek, Von Mises et Maurice Allais. L’articulation de l’individualisme radical du libertarisme avec le patriotisme économique et le concept de l’Etat stratège ne parait pas évidente (pour ne pas dire franchement contradictoire ?). A suivre.

Dans son interview a RT, Bernard Monod a décrit le comportement de la Turquie comme « malhonnête »: « D’un coté, la Turquie joue avec nous afin d’obtenir une aide financière de l’Union européenne, et de l’autre on a le sentiment que l’Etat Islamique travaille en étroite collaboration avec le Président turc, avec le trafic de pétrole et la présence de camps d’entrainement sur le sol turc » a-t-il souligné.

http://naspravdi.info/analitic/6071

 

La Lettonie bloque Sputnik et honore ses SS

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[Marche à Riga en l’honneur des SS lettons]

Le site d’information russe Sputnik.lv a reçu la semaine dernière une notification officielle de fermeture, en raison de violations présumées d’un règlement de l’UE portant sur « la menace de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’indépendance de l’Ukraine », violations contestées par l’agence Sputnik.

Dans un même temps, on notera avec intérêt que le ministère russe des Affaires étrangères avait interpellé l’OSCE, le Conseil de l’Europe, ainsi que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, au sujet de la Journée en mémoire des légionnaires SS lettons qui a eu lieu une nouvelle fois à Riga le 16 Mars. « La journée visant à honorer les légionnaires « Waffen-SS » glorifie ceux qui sont impliqués dans les crimes de masse contre l’Humanité commis par les nazis et leurs collaborateurs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Cet événement a eu lieu à nouveau avec la connivence des autorités lettones et avec la participation des députés de la Diète de la coalition au pouvoir,  » a déclaré dans un communiqué le Département de l’information et du ministère des Affaires étrangères de la Russie.

Honorer les SS au nom des droits de l’Homme, interdire un site d’information non-conforme au nom de la liberté d’expression, applaudir un coup d’état contre des autorités régulièrement élues au nom de l’état de droit, confier le pouvoir à des commissaires non élus au nom de la démocratie, etc. ce sont quelques-unes des trouvailles d’une Europe qui marche sur la tête et n’en finit pas de consterner.

Détails en russe dans Kommersant: http://kommersant.ru/doc/2950533

Les 5 raisons qui rendent Kadyrov indéboulonnable

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Selon un scenario couru d’avance, le Président Poutine a reconduit le mandat de Ramzan Kadyrov a la tête de la Tchétchénie – ce dernier ayant pris soin ces derniers mois de se faire prier et d’organiser un « suspense » fictif. Kadyrov est pourtant de plus en plus embarrassant pour la Russie : doutes persistants quant à son implication dans des assassinats politiques, dont celui de l’opposant Boris Nemtsov; tabassage à répétition de journalistes et défenseurs des droits de l’homme en Tchétchénie ces dernières semaines; la liste noire est longue. Il apparait cependant comme incontournable pour le Kremlin. RBC explique les 5 raisons de ce soutien réitéré :

  1. La menace terroriste en Tchéchénie

A la tête d’un clan tchétchène puissant, Kadyrov a stabilisé la République, et c’est la première chose que le Centre attendait de lui. Kadyrov en six ans de mandat a diminué par cinq les victimes d’attentat en Tchéchénie. L’épicentre de l’activité terroriste sur le territoire de la Fédération de Russie s’est indiscutablement déplacé, en l’occurrence vers le Daghestan. Le niveau d’activité terroriste comme la menace d’une destabilisation en Tchéchénie reste cependant élevé: ainsi 14 policiers ont été tués par l’organisation « Emirat du Caucase » en Décembre 2014.

  1. La fidélité à Poutine

Kadyrov est à sa manière super loyal à Poutine, et se dit d’abord son «fantassin». D’année en année, la Tchétchénie bats les records de fidélité à « Russie unie » et à Poutine aux élections. Kadyrov est le garant de la stabilité.

  1. Des forces de sécurité contrôlées directement

Kadyrov contrôle étroitement les forces de sécurité locales, qui à l’occasion entrent en conflit avec les structures fédérales. Le bataillon du Ministère de l’Intérieur «Nord» serait ainsi directement subordonné à Kadyrov. Le leader tchéchène parvient à placer ses protégés à la tête des forces locales de sécurité: par exemple en 2014, Kadyrov a « eu la tête » du chef du Comité d’Investigation de Tchéchénie Sergei Bobrov, alors qu’il menait une opération « mains propres » et rouvrait des enquêtes sur des cas anciens de tortures.

Il semble que Kadyrov agisse en marge des forces fédérales en envoyant des forces spéciales contrôlées directement par lui au Donbass ou en Syrie. Kadyrov a joué également un rôle clé dans le renseignement en Syrie et l’infiltration de l’organisation « Etat Islamique »; ce qui a donné à Moscou un avantage de taille sur les forces occidentales et qui explique une partie de la différence dans les résultats.

  1. Relations avec le monde musulman

Le leader tchétchène, sunnite,  développe depuis de nombreuses années des relations avec les pays musulmans, notamment sunnites, et se montre véritablement irremplaçable dans ce rôle. Il lui arrive de recevoir directement des dirigeants étrangers, recevant à Grosny le roi Abdallah II de Jordanie en 2013, ou accompagnant à Moscou le prince héritier des Emirats Arabes Unis, Mohammed Al Nahyan. Kadyrov agit comme un intermédiaire pour traiter avec le monde islamique. « Il a de très bons contacts là-bas, dont en Arabie Saoudite. Il les utilise régulièrement » explique une source de RBC. En Octobre de l’année dernière, Kadyrov a annoncé un projet conjoint de 180 milliards de roubles avec l’Arabie Saoudite.

       5. L’intimidation ?

Moins reluisant, il y a le fait que le dirigeant tchétchène se permet beaucoup plus dans ses déclarations publiques que les autres dirigeants locaux ou même fédéraux. Difficile de savoir jusqu’à quel point ses provocations ont l’aval du Kremlin.

Selon des sources du RBC, toutes ses déclarations sur l’opposition et intimidations sont convenues avec le Gouvernement fédéral. « Pour Kadyrov le sujet est sans importance, mais le Centre l’utilise plutôt comme un moyen de pression ».

Au risque de devenir franchement incontrôlable.

Plus de détails dans RBC:

http://www.rbc.ru/politics/02/03/2016/56d6e3c89a7947c04b0c6df0

CCIFR / MEDEF : rencontre avec les gouverneurs de 9 régions russes à Paris

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L’Observatoire, centre d’analyse de la CCI France Russie, a le plaisir de vous convier à sa « Rencontre avec des gouverneurs russes », un événement organisé de concert avec l’Agence russe des initiatives stratégiques (ASI) et le MEDEF International.

Cette manifestation se tiendra au MEDEF (55 avenue Bosquet, 75007 Paris), le lundi 25 avril 2016, de 8h30 à 13h00. La participation est gratuite. L’inscription à la rencontre et aux rendez-vous individuels doivent se faire en ligne.

Cet événement constituera une occasion unique d’assister à la présentation du potentiel d’investissement de neuf régions russes par leurs dirigeants respectifs et ensuite, pour les représentants des entreprises françaises désireuses de développer leurs activités en Russie, de s’entretenir en tête-à-tête avec eux.

La délégation se composera des personnalités suivantes :

Timour ANDREÏEV, directeur général de l’agence du développement de la région de Moscou – en savoir plus
Valeri CHANTSEV, gouverneur de la région de Nijni Novgorod – en savoir plus
Alexandre DROZDENKO, gouverneur de la région de Leningrad – en savoir plus
Vassili GOLOUBEV, gouverneur de la région de Rostov – en savoir plus
Veniamine KONDRATIEV, gouverneur de la région de Krasnodar – en savoir plus
Alexeï LAPTEV, vice-gouverneur de la région de Kalouga – en savoir plus
Sergueï MOROZOV, gouverneur de la région d’Oulianovsk – en savoir plus
Pavel TARAKANOV, adjoint du gouverneur de la région de Tioumen – en savoir plus
Ilia KRIVOGOV, directeur général du Fonds de développement des villes mono-industrielles – en savoir plus
Vitali MILIAVSKI, directeur général de la société anonyme « Zones économiques spéciales » – en savoir plus

Les gouverneurs présenteront leurs priorités par secteur, les mesures prises pour la relance de la croissance, l’amélioration de l’environnement des affaires et l’attrait de nouveaux investisseurs étrangers, ainsi que les opportunités pour les entreprises françaises.

http://crm.e-deal.net/medef/evenement_programme.fl?id=00010000012b3c05&preview=off

 

 

Pivovarov, maître du Moscow Conceptualism, à l’honneur à Moscou

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Viktor Pivovarov est, avec Ilya Kabakov, Erik Bulatov, Komar & Melamid et d’autres, un des maître du mouvement artistique dissident dit « Moscow Conceptualism », né dans les années 70 dans la capitale de l’Union Soviétique d’alors.

Victor Pivovarov est né en 1937 à Moscou. Il travaille d’abord comme illustrateur, principalement de livres pour enfants, activité dans laquelle il devient une star en Union Soviétique, ses livres étant édités à des millions d’exemplaires. Pivovarov rejoint le groupe de Kabakov  dans les années 70. En 1982, Pivovarov émigre à Prague, alors « socialiste », où il vit toujours actuellement. Ses œuvres figurent dans les collections de la Galérie Tretiakov, le musée Pouchkine à Moscou, et le Musée russe de Saint-Pétersbourg.

L’exposition présentée par le Musée D’art Contemporain Garage est une des principales rétrospectives consacrées à l’artiste ces dernières années.

Se premières oeuvres au début des années 1970 sont des séries de peinture sous l’influence des affiches produites par les autorités des chemins de fer, détournées vers une forme de surréalisme. Pivovarov crée dès lors des cycles conceptuels thématiquement liés et des séries d’images. Par exemple, «Projets pour un homme seul » (1975), « Sept Conversations » (1976), « Journal d’un adolescent » (1988), et « Appartement 22. » présentés dans la rétrospective. Contrairement aux autres artistes de son entourage, Pivovarov ne traite pas de questions sociales;  il privilégie les éléments autobiographiques et surréalistes, les rêves, l’absurdité dadaïste, l’auto-ironie.

http://garagemca.org/en/event/viktor-pivovarov-the-snail-s-trail

 

 

Hommage à Zaha Hadid, grande figure de l’architecture contemporaine

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[Dominion Tower par Zaha Hahid, Moscou]

La grande architecte Zaha Hahid, disparue ce 31 mars, fut à sa manière un pont entre l’Europe, la Russie et le Moyen-Orient et incarne le meilleur de ces trois mondes. Née à Bagdad, citoyenne britannique, Zaha Hadid a toujours désigné l’avant garde russe, et Malevich en particulier, comme une source d’inspiration majeure dans son oeuvre.

L’architecte, qui avait recu le Pritzker Price en 2004 à l’Ermitage de Saint-Petersbourg, a embelli la France et la Russie de plusieurs de ses oeuvres.

Dans le sud de Moscou, on admire depuis l’année derniere la Dominion Tower, une de ses toutes dernières réalisations achevées.

http://www.themoscowtimes.com/arts_n_ideas/arts_n_ideas/article/zaha-hadid-debuts-in-moscow-with-dominion-tower-office-center/535780.html